Visiter le Sequoia National Park, Californie

sequoia national park

Sequoia National Park ou comment s’émerveiller face à d’immenses étendues sauvages préservées de la ferveur et de l’ébullition américaines

Pour un road trip à travers la Californie, il était impossible de ne pas consacrer plusieurs jours à la découverte des célèbres parcs nationaux. Alors, laissant dernière nous les paysages arides de la Death Valley et sa traversée peu rassurante, nous voilà en route pour le Sequoia National Park. Plus une seule place dans un hôtel de Visalia, la dernière vraie ville avant l’entrée du parc. Nous dormirons donc dans un motel à Three Rivers. Three rivers c’est…comment dire ? Trois motels paumés super chers, deux restaurants, un musée/centre d’information et une supérette où l’on peut trouver quelques produits de base plutôt insolites (nous avons testé le pain toast…au fromage ! Oui oui, c’était absolument infecte). Petit conseil au passage, n’hésitez pas à faire quelque achats avant de quitter la civilisation.

Même si les distances parcourues sont énormes, que nous passons de nombreuses heures en voiture et que l’envie d’arriver à destination devenait presque vitale, nous n’avons pu que rester béat d’admiration en longeant le Lake Kaweah et en arrivant à Three Rivers : des arbres à 360°, des couleurs à couper le souffle et un sentiment de calme ambiant teinté d’excitation face à ce décor de rêve.

Visite à l’américaine : restons dans la voiture

La route du Sequoia National Park, Californie, USA
La route du Sequoia National Park, Californie, USA

Après avoir déposé nos valises dans une chambre vieillotte à la propreté douteuse, nous voilà prêts pour une petite virée au Sequoia ! C’était sans compter la demi-heure de route pour atteindre l’entrée la plus proche, Ash Mountain Entrance. Pour acheter notre ticket d’entrée, surprise : un ranger tout droit sorti d’un film nous attend dans sa petite cabane en bois…chapeau rond en paille, longue barbe, sourire qui ne décolle pas de ses lèvres… le cliché du bon vieux ranger américain ! Au passage, il se moque de nous et de nos billets de 2$ qui, apparemment, sont typiquement européens.

Notre carte détaillée en main, nous continuons notre progression. Pour le coup, il ne faut vraiment pas être pressé. On est en file indienne sur une route sinueuse et les touristes fainéants marquent l’arrêt à chaque tournant pour prendre une jolie photo sans descendre de leur voiture. Pour ce premier jour de découverte, pas de grande aventure, nous nous contentons d’apprécier ces paysages phénoménaux et de suivre le flot de voyageurs vers les grands centres d’intérêt : Giant Forest et General Sherman Tree.

General Sherman Tree, Sequoia National Park, Californie, USA
General Sherman Tree, Sequoia National Park, Californie, USA

Le temps des treks et de l’effort

Une petite bière, une bonne nuit de repos, un petit déjeuner ultra calorique et en route pour une journée de découverte. Greg choisit un trek facile pour une mise en jambe sans trop d’efforts et c’est avec joie que nous quittons les hordes de touristes massés aux abords des grands parkings pour nous engager sur des petits sentiers au milieu de foret de sequoia géants. À moins de 500m de la route principale, nous sommes seuls au monde. Nous pouvons marcher à notre rythme tout en s’organisant des pauses photos pour tenter de capter les rayons du soleil qui se frayent un passage entre les feuilles des arbres.

Moro Rock Trail, Sequoia National Park, Californie, USA
Moro Rock Trail, Sequoia National Park, Californie, USA

Malgré la faible dénivelé, les discussions se font plus rares au fur et à mesure de notre progression. Nous nous concentrons sur le chemin à suivre et j’essaye d’apprécier le moment présent au lieu de maudire Greg et son entrain pour le sport !  Nous n’entendons plus un seul bruit de voiture mais le bourdonnement persistant d’essaims d’abeilles nous fait presser le pas au cas où elles décideraient de s’en prendre à nous.

À ce moment-là, nous réalisons aussi que, contre toutes mesures de prudence, nous avons embarqué notre casse-croûte en randonnée quitte à attirer tous les ours des alentours et se faire dévorer tout cru ! Ni une ni deux, nous avalons notre lunch pour découvrir qu’il s’agit en fait de pain toast au fromage (pas avec du fromage dessus, non non, du pain au fromage) que nous avons immanquablement garnit de confiture de fraise…un délice ! Je rumine. La marche,  l’effort et la faim me mettent de mauvaise humeur.

C’est à ce moment-là que nous commençons l’ascension de Moro Rock. Vu d’en bas, ça n’a vraiment pas l’air haut… Pourtant, nous grimpons les escaliers sans jamais voir le sommet, parfois rien ne nous sépare du vide et nous nous collons pratiquement à la paroi de peur de tomber. Plus que quelques marches et, ça y est, nous atteignons Moro Rock à bout de souffle. 

Des souvenirs plein la tête

Vue depuis Moro Rock, Sequoia National Park, Californie, USA
Vue depuis Moro Rock, Sequoia National Park, Californie, USA

Enfin, nous admirons la vue. Je remercie Greg et son entrain pour le sport. Le vert s’impose partout où se posent nos yeux. J’ai toujours rêvé d’aller au Canada pour pouvoir admirer la nature mais c’est ici, en Californie, que je découvre ce que j’ai toujours souhaité voir. La splendeur de ce paysage nous émeut et c’est la tête remplie de souvenirs que nous entamons notre descente.

En quittant le parc, je prends la place du conducteur pour que Greg puisse encore s’imprégner de la vue. Faute d’avoir vu des ours, nous nous contentons d’une jolie biche qui broute paisiblement sur le bas-côté. En passant devant la cabane en bois des rangers, nous montrons notre preuve de payement à une garde qui répète inlassablement « Very gooOOooood ! Bye bye! » (les pouces levés et un sourire à vous décrocher la mâchoire) à tous les touristes qui quittent le parc national.

Sur le départ du Sequoia National Park

Avant de rentrer au motel pour se détendre et profiter du soleil de fin d’après-midi, nous passons chez Sierra Subs & Salads, un tout petit snack repéré sur Yelp où le personnel est absolument charmant (encore plus que la normale californienne). J’opte pour une salade grecque aux proportions pharaoniques (enfin des légumes, enfin de la nourriture fraîche et saine !) et Greg choisit traditionnellement un sandwich sur mesureavec supplément de pastrami et de sauce. Nous dégustons notre repas face à une petite rivière insoupçonnée depuis la route, presque coupés du monde. Nous profitons de ces derniers instants aux abords du Sequoia National Parc, bien décidés à partir, le lendemain, pour le plus célèbre de tous les parcs nationaux de l’État : Yosemite National Park.

Laura

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